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Je viens d'une lignée (côté maternel) de praticiens occasionnels en cartomancie, médiumnité, astrologie, magie, à titre amateur, remontant à au moins trois générations. Mes ancêtres ayant connus les guerres, la pauvreté et les famines, ont peu développé leurs talents. Du côté paternel il semblerait qu'il y ait des guérisseurs qui se cachent également dans la lignée. Des deux côtés il semble y avoir de l'hypersensibilité.

J'ai parfois des informations venant d'autres praticiens ou de mes voyages chamaniques concernant d'anciennes vies en tant que sorcier, sorcière, chamane, samuraï, etc ... Mon âme aurait donc déjà expérimenté ce type de chemin, ce qui expliquerait une partie de mon aisance dans ce milieu.

Lorsque j'étais dans le ventre de ma mère, je ressentais déjà sa tristesse et ses blessures .

Je suis né en 1984 en Belgique et les premières années j'étais un enfant lumineux, joyeux, dansant, un enfant du soleil.

Deux parents aimants, très sensibles et courageux; venant tout deux d'un milieu pauvre avec souvent la dépression, l'alcool et la cigarette. 

Un papa-poule très occupé, qui était l'atypique de sa fratrie de 12 enfants. Il fait tout pour s'en sortir en cumulant un job et des études de mécanique.

Une mère très courageuse aussi qui fait plein de petit jobs, avec un côun peu "ailleurs", qui aimait enfant être en nature plutôt qu'à l'école, survivante qui a franchi la barrière de la langue dans un milieu toxique où l'encouragement n'existe pas. Ils peuvent être fier d'eux.

 

A la maternelle je donnais déjà des signes d'atypisme, "Nicolas n'est pas comme les autres."

Quand j'ai perdu mes repères et la confiance

Vers mes 5-6ans mes parents ont divorcés et j'ai ressenti une immense déchirure affective. Ma mère se sentait abandonnée du peu de présence de mon père qui cumulait deux jobs. 

A partir de là ma confiance et mon estime de moi ont commencé à être dévorées.

En première année de primaire, à 6 ans, quand il fallait apprendre à compter en se servant de bouchons de bouteilles d'eau en plastique, c'est là que j'ai pris une amère première leçon sur le fonctionnement de ce monde. Le comptage des unités était "prépensé" d'une manière qui nous obligeait à nous aligner sur celle-ci. Pour le prof c'était juste des "bouchons", l'unité. Mais pour moi qui était face à des bouchons blancs et bleus mélangés, c'était un cauchemar pour apprendre. Dans ma logique naturelle, chaque couleur de bouchon équivalait à un type d'unité différente. Un bouchon bleu ne peut pas être égal à un bouchon blanc, sinon on aurait mis que des bouchons bleus ou blancs. Comme je ne m'en sortais pas, je regardais mes voisins et essayais de comprendre ou demander de l'aide. Du point de vue de la prof (dans son esprit militaire), je perturbais la classe, je faisais exprès de ne pas être comme les autres, alors que pourtant c'est si facile de son point de vue. Je me suis fait violement "claquer" au coin, contre le radiateur, parce que "Madame" n'était pas contente. Aucune écoute, aucune compassion, aucune compréhension de mon problème, aucun accompagnement de mon type d'intelligence. Première leçon: "tu n'as pas le droit de raisonner par toi-même, tu dois raisonner comme tout le monde."

 

La chaleur du cocon familial a disparu pour laisser la place au vide et au froid. Ma mère a décidé de quitter un homme sensible et aimant pour un homme froid, macho et contrôlant, mais plus présent. Elle a fini par être attirée par quelqu'un pouvant lui promettre la passion qui lui ferait illusoirement oublier son vide intérieur.

 

Sous son toit, de mes 7 à 12 ans, j'ai ressenti l'abandon et la trahison de ma mère d'être avec un nouveau beau-père froid, inhospitalier et jaloux de mon lien avec ma mère. Cet homme ne m'aimait pas et me faisait vivre le rejet en m'écrasant lorsque j'avais confiance en moi. Dès le premier jour où je l'ai rencontré, j'ai senti son aura toxique. J'ai senti intuitivement une immense faille narcissique qui le poussait à jouer une comédie grotesque de "l'homme vrai, virile". Ma mère revivait ses blessures d'abandon. Et moi je découvrais leur délaissement. J'étais nourri-logé-blanchi, mais pas aidé pour l'école ni réellement écouté, encouragé, accompagné avec le cœur. Je ne recevais pas d'affection, mon monde devenait sec. Ma joie de vivre naturelle s'est tue, je ne pouvais plus l'exprimer à la maison. Du coup j'ai appris à vivre avec mon esprit, mon imaginaire. J'ai appris à quitter ce monde sans amour pour le monde spirituel. Ma grande sensibilité héritée de mes parents me faisait comprendre intuitivement que je me retrouvais coincé dans un cul-de-sac entre deux humains perdus qui jouaient un rôle (victime-sauveur-persécuteur). J'essayais de porter inconsciemment la tristesse de ma mère et sa blessure d'abandon. Elle se raccrochait trop à moi par dépendance affective. Si je disparaissais, ça aurait anéanti sa vie. Alors je me suis senti contrôlé, non-écouté à la fois et dans le devoir de la sauver. Sentiment d'abandon. 

J'étais déjà un petit chamane

Ma pratique chamanique et mon "don" remontent à l'enfance où je percevais le monde avec ma sensibilité atypique. Je percevais l'aura des gens avec leur couleur. J'agissais sous forme animale, ou élémentale (vent) dans certains de mes rêves et je pouvais modifier la temporalité. Avoir conscience d'être dans un rêve, me réveiller quand je voulais, et reprendre un ancien rêve là où je m'étais arrêté.

Lorsque je jouais avec mes jouets d'enfants, représentant souvent des forces animales ou élémentales ou mythologiques, je me mettais déjà en relation intime, métaphysique et spirituelle avec leur symbole. Je les "ressentais" au delà du simple divertissement. J'étais en fait, sans le savoir, déjà connecté au monde spirituel.

Quand un enfant lambda jouais avec sa figurine de dragon, moi j'étais en connexion "avec" l'énergie du dragon.

Vers mes 9 ans, lorsque j'ai vu Excalibur de John Boorman, cela m'a littéralement transpercé! Cela a fait un écho profond en moi. La partie celtique du récit particulièrement, ces symboles antiques d'une magie oubliée. Et puis cette épée particulière qui symbolise tellement de choses à la fois.

J'étais fasciné par les dragons, le souffle du dragon de merlin dans excalibur, petit dragon (bruce lee), falcor dans "une histoire sans fin", celui de mortal kombat, celui de Saint-seyia, de dragonball, power rangers, etc ... Les arts antiques, magiques et martiaux étant liés à cette créature, m'ont intéressé naturellement. Je cherchais tant bien que mal à comprendre la mystique de cette créature à travers les différents médias à ma disposition. Etant un enfant de la ville, je n'avais que cela pour enquêter. Mon père me surnommait parfois "petit dragon", tant j'étais en plein concentration pour décoder les symboles cachés des films et dessins animés.

Lorsque j'entendais des musiques particulières comme les musiques ethniques anciennes ou celles de certains films relatant d'anciens temps, je ressentais une très étrange et profonde sensation. Cela dépassait la notion usuelle de conscience et me faisait entrer dans une dimension différente où mon âme ressentait une profonde nostalgie. Une sensation d'éternité me traversait, comme si mon âme "se souvenait".

Lorsque je regardais certains "dessins animés", il m'arrivait parfois de sentir monter un état de bouillonnement proche de l'état de transe. Je sentais le feu me parcourir, mon corps devenir électrique et ma conscience devenir plus large.

Quand j'ai commencé à sentir que je n'étais pas comme les autres

A l'école je posais des questions en fonction de mes besoins pendant les cours pour compléter ma compréhension en fonction de ma pensée arborescente. Je cherchais à comprendre un phénomène dans son ensemble, pas juste apprendre par cœur. Sur certains bulletins de notes scolaire on pouvait retrouver des commentaires de prof du genre: "ah Nicolas, tu es vraiment quelqu'un de spécial".

Quand j'ai grandi, j'ai compris au bout de quelques années que ma sensibilité atypique, mon monde intérieur et ma spiritualité n'avaient pas leur place dans ce monde si je voulais m'intégrer. Alors j'ai pris de la distance avec tout cela, jusqu'à presque oublier cette part intime de ma personne. N'en parlant à personne. Ma confiance en moi se réduisait.

Au plus on grandissait, au plus je voyais les garçons jouer une comédie patriarcale à laquelle je ne voulais pas participer. Pour être des "vrais mecs"!

J'ai décidé d'être respectueux envers les filles, de ne pas "rouler" des mécaniques, ni surjouer qui je suis. Du coup ma sensibilité m'a fait me rapprocher des filles plus que des garçons.

J'ai grandi avec la sensation d'être différent et complètement oublié, délaissé par rapport à mon type d'intelligence et de sensibilité. Personne ne savait ce qu'était un "haut-potentiel" ou un "hypersensible" à l'époque.

A mes 11-12 ans, ma mère quitte mon beau-père, le fameux macho insensible "l'homme vrai", je souffle enfin.

Quand j'ai découvert le dessin

A mes 13 ans j'ai commencé à apprendre le dessin au collège, dernier de classe en début d'année, pour terminer premier. Révélation! Au début c'était difficile mais j'aime ça.

Les jeux vidéos m'ont permis de vivre ma spiritualité de manière cachée, car selon les titres et genres, ils peuvent regorger de symboles magiques qui ont été et sont réellement utilisé dans la magie et le chamanisme. Certains genre comme la "fantaisie" puise dans la mythologie et l'ésotérisme.

Pendant mon enfance et mon adolescence, il n'y a eu personne pour m'expliquer ma sensibilité, mon fonctionnement, mes dons et mon potentiel.

A force de fuir mon être profond, on peut imaginer que cela a contribué à me fragiliser grandement. J'ai commencé à m'assombrir.

A mes 14-15 ans, Je continue à dessiner secrètement sur un bout de cahier et émet l'envie de faire des études de dessin. On arrive en 3ème secondaire, fameux moment où on peut commencer à faire des choix d'options d'études. Au fond de moi je sens que le dessin pourrait m'aider à renouer avec mon monde intérieur, mon type d'intelligence, ma sensibilité et ma spiritualité. J'en fais le souhait auprès de mon père. "Non l'art c'est trop risqué, essaie autre chose". Ah ..... Donc je n'ai pas le droit de faire ce qui m'attire. Alors j'essaie l'option Littérature. Je m'assombris. Sensation que mon potentiel est gâché. Ma confiance en moi se réduit.

Quand j'ai découvert l'amour, l'attachement et la souffrance

A mes 15 ans, je tombe éperdument amoureux pour la première fois. j'ai découvert le réveil de mon hypersensibilité et de ma dépendance affective. Une relation de 3 semaines qui m'a valu des mois pour m'en remettre. J'étais accablé d'une tristesse immense. J'avais caché mon cœur pendant des années et voilà qu'il se retrouvait en miettes.

15-16 ans, section Littérature, il faut avaler une quantité de lecture impressionnante pour quelqu'un qui n'a jamais vraiment lu beaucoup. Je suis doué en poésie et "expression écrite", inventer des histoires et y mettre de la couleur ou de la musicalité. Mais pour le reste ... Echec en fin d'année. Je m'assombris encore. Sensation que mon potentiel est gâché. Ma confiance en moi se réduit.

Je veux toujours faire du dessin. "Bon ça n'a pas marché, essaie autre chose". "Section Entreprise" Une vocation dont je me foutais royalement. Je réussi mon année pour faire plaisir à papa. 

Je ressens encore une fois le délaissement de ne pas être écouté et encadré par rapport à mon type d'intelligence et de sensibilité. Sensation que mon potentiel est gâché. Ma confiance en moi se réduit.

A mes 16 ans lorsque je découvrais l'univers de Zelda avec Ocarina of time, j'ai ressenti d'étranges sensations dans le monde des enfants de la forêt. Comme une sensation d'être de retour chez moi, après un long voyage. Le monde du rêve y est fort présent également et puis excalibur .... encore.

Secrètement je commençais à trouver certains jeux vidéo plus réels que la réalité. Je pouvais y faire des connexions avec ma spiritualité. Les invocations de Final Fantasy m'apportaient plus de force intérieure et de "sacré" que n'importe quelle autre promesse du monde matériel. Logique, puisque cela est calqué sur le principe de l'animal de pouvoir du chamanisme.

J'ai commencé à pratiquer le dessin intuitif, et m'en suis servi pour exprimer mon inconscient, en particulier mon ombre et ma sensibilité.

Je rêve de faire du dessin fantastique, il n'y a que là que je respire vraiment qui je suis.

Je veux toujours faire de études de dessin. Non, on va te faire revenir en Littérature, allez hop, impossible de tenir le rythme effréné de cette prof qui veut nous faire vomir par cœur du contenu et se fiche de la créativité et la poésie. une année de ratée en plus! Echec! Je veux toujours faire du dessin. Je m'assombris encore plus. Sensation que mon potentiel est gâché. Ma confiance en moi se réduit.

Quand j'ai commencé à m'assombrir

 

17-18 ans"Bon entreprise, ça ne te plait pas plus que ça. Comme tu es devenu animateur socio-culturel en job de vacances, pourquoi ne pas essayer des études qui s'en rapproche?" Alors hop, une année en "Science sociales et éducatives". Les cours de psychologie et de philosophie et de sport m'ont plu, mais je ne veux pas devenir éducateur. Je réussi l'année. Je veux toujours faire des études de dessin. 

 

J'ai 18-19 ans. "Bon bein Nico, tu es majeur désormais, je n'ai plus le droit de te dire ce que tu dois faire comme choix d'études, va en art si tu en as envie." LIBÉRATION JE VAIS ENFIN POUVOIR EXPRIMER QUI JE SUIS.

Un jour vers mes 18 ans, je me recueillais parfois dans l'énergie de certains cimetières, pour trouver du silence. Je sentais qu'il était tout à fait possible pour moi d'entrer en contact avec l'esprit des défunts. Je ressentais le "portail", mais par peur j'ai préféré fermer. Je ne savais pas quoi en faire et mes conditionnements judéo-chrétiens et cartésiens m'ont habitué au rejet du non-explicable. Ma confiance en moi se réduit.

J'ai commencé à apprendre la danse urbaine et développer ma danse intuitive en commençant par exprimer l'élément de l'eau.

Ce qui m'attirait dans la danse urbaine c'est l'aspect "élémental". On peut exprimer la terre, l'eau, la foudre ...

A cette époque je faisais beaucoup de sport (Danse urbaine et Roller). Environ 8-10h par semaine. Cela m'ancrait beaucoup.

Je faisais naturellement des siestes musicales de récupération, en partant dans le monde des énergies et des rêves semi-conscient.

Quand j'ai fait mon premier burnout

Vers mes 19 ans, j'arrive enfin en école d'art, en section "Illustration" en 5ème secondaire en école d'art. Je peux enfin m'exprimer vestimentairement comme je veux. Alors j'y vais à fond. Un rythme effréné, je fais de mon mieux, mais je sens qu'il y a peu de place pour mon univers intérieur. J'essaie de l'exprimer dans les cours où on peut être créatif. J'exprime alors ma sensibilité, mes blessures et ça ne plait pas aux professeurs qui voient cela littéralement avec haine. N'ayant aucune explication de leur part, ils continuent à nous envoyer dans leur "moule" conformisé de l'illustrateur à la disney "tout mimi-tout gentil". Ils vouent une haine immense envers le style manga, qu'ils considèrent "de la merde". Et ce qui est sombre comme du "satanisme". Ecole d'art catholique, bien sûr ... Je n'aurai pas pu tomber sur pire section pour avoir le droit d'exprimer ma créativité et mes émotions. Aucune considération pour l'évolution de mon niveau de dessin en fin d'année. Echec, je me fais littéralement "descendre" par les profs. Tout ce qu'ils se sont bien gardé de me dire pendant l'année, ils l'ont balancé à mon père. Mon père, prof aussi dans un registre totalement différent, est sorti de cette réunion: "ces types sont des connards". Je m'assombris encore plus. Sensation que toutes ces années de persévérance pour arriver en art n'ont servi à rien. "De toute façon je suis nul." Je l'ai très mal vécu. Je n'étais pas au bon endroit tout simplement. Là je commence à attraper des problèmes respiratoires. Des rhinites chroniques sont arrivées progressivement. Sensation que mon potentiel est incompris.

En quelques années, je suis devenu un écorché vif, un gothique romantique qui pratiquait l'art de la souffrance artistique. Personne n'aurait pu être plus accablé que moi par le poids de la vie. J'écrivais des poèmes baudelairiens sur l'amour perdu et le passage du paradis à l'enfer.

S'en sont suivit en l'espace de quelques mois l'accumulation de sentiments d'échecs dans quasi tout les domaines de ma vie.

Echec sportif, je me casse la gueule en Roller dans un skatepark ou la wax est interdite. Je l'apprend trop tard, ça ne slide pas ... et hop un plâtre et une injustice qui m'a fait perdre confiance en mon corps.

Echec amoureux, je sors avec une personne qui me rejette. Elle aime quand je suis "comme tout le monde", mais rejette mon atypisme. Je perds confiance en moi. Elle fait des grimaces de dégoût quand je suis looké gothique ou que je joue au didgeridoo. Elle me jette. Plus tard je tombe amoureux d'une nana qui aime mon atypisme, mais qui le voit comme un objet de conquête, un désir, un exotisme. Elle me jette après en avoir fait le tour.

Echec pro en animation socio-culturelle, je tombe sur une directrice, qui sirote tranquillement son thé à l'ombre pendant que je tente de gérer 30 enfants sur l'espace gigantesque d'un terrain de football sous 37° sans vent avec des problèmes respiratoires et des gamins qui veulent fuguer à l'autre bout de l'interminable terrain. Nous survivions à l'ombre de la canicule, par moment, à faire des activités de méditation. Je termine mon contrat avec une remarque sanglante: "Franchement c'est cher payé pour le peu que tu fais, tu n'as pas fait grand chose avec les gamins". Tellement sidéré qu'on puisse sortir ça, j'étais estomaqué, incapable de répondre à une telle injustice. Cet été là l'air était si irrespirable que des personnes âgées en sont mortes par dizaines (le fameux été caniculaire de 2003). Et je n'ai presque jamais vu cette directrice dehors sur le terrain. Je perds confiance en moi et vis l'injustice.

 

4 ÉCHECS - sentiment immense de "Je suis une grosse merde" - "ce monde est injuste, il n'y a pas de place pour moi" - Je m'isole dans mon grenier poussiéreux à écouter la musique à fond pour tenter de mettre du baume à mon cœur déchiré. Je m'abime les tympans. Une polypose nasale pointe le bout de mon nez. Ma confiance en moi s'anéantit.

La vie me mettait face à une rude épreuve.

Soit je décidais de faire de mon être intérieur, mes dons et ma sensibilité une force ou une faiblesse.

Alors dans ce monde "conformisé" où on a pas le droit d'être différent sous peine d'être rejeté,

j'ai commencé ma descente aux enfers.

Les blessures sont réveillées et activées.

Rejet, abandon, injustice ...

Vers mes 20 ans j'ai commencé à devenir malade, très malade. Problèmes ORL, dépression, Acouphènes, hyperacousie, anosmie, rhinite chronique, douleurs dorsales, démangeaisons, anxiété profonde. 6 mois plus tard je me faisais opérer les sinus pour cette polypose nasale. Je me suis réveillé de l'opération en pièce, en déphasage entre le corps et l'esprit. Avec une sorte d'effet poltergeist comprenant plusieurs âmes défuntes qui me "collaient" au lit d'hôpital. J'ai vécu l'immense angoisse de ne plus avoir le contrôle de mon corps pendant quelques minutes. Un véritable traumatisme dont j'ai mis des années pour retrouver un équilibre cardiaque et corps-esprit correct. Sentiment d'avoir été entre les mains d'un spécialiste orl qui "enchaine" les opérations. "Tout s'est bien passé" qu'il disait! Ah bon vraiment? Pourquoi j'ai l'impression que vous avez fait pire que mieux et d'avoir détruit ma santé?

Impossible de se plaindre à ce stade vu tout ce que je me suis pris dans la tronche et qu'au moindre énervement, mon cœur pinçait de douleur.

Un jour dans un bar, je recevais pour la première fois des informations en "clairvoyance", apprenant d'un coup, qu'une inconnue à quelques mètres devant moi avait des soucis avec son père. J'ai fait vérifier l'info, et cela était juste. J'avoue avoir été un peu troublé, voulant encore cacher cela.

Entre temps j'ai découvert un instrument chamanique des aborigènes d'Australie: le didgeridoo. Instrument sacré qu'on utilise pour appeler l'esprit de la pluie et du tonnerre. Il me mettait en état de transe au bout de 15 minutes de jeu.

J'ai lu l'essai de l'artiste-peintre Wassily Kandinsky "Du Spirituel dans l'Art, dans la Peinture en Particulier", pour découvrir sa vision du lien entre les deux domaines, en particulier avec le phénomène de la synesthésie. Cela a créé un point de départ de questionnement au sujet de ma cognition, ma synesthésie et ma sensorialité.

Je reprends une nouvelle année d'étude dans une section plus "touche à tout" (Art Concept), plus ouverte d'esprit et dont mon niveau est plus que suffisant. Je souffle un peu, cela ne guérit pas tout, mais je peux être mis à des défis intéressants. Cette section est tenue par un professeur atypique, qui dénote totalement avec la vision des autres professeurs. Une personnalité très forte qui nous en a fait voir de toutes les couleurs. "Pour la semaine prochaine tu me feras 60 dessins." Il pouvait nous descendre violement comme nous mettre sur un piédestal. J'y ai trouvé une place pour la créativité, mais pas forcément pour exprimer mes émotions et mes blessures. Il m'aurait fallu de l'art-thérapie, mais cela n'existait pas.

Quand j'ai fait mon deuxième burnout

A mes 21 ans, je sors d'une relation toxique avec une perverse narcissique qui m'a déclenché un syndrome de Stockholm. Ses démons ont anéanti ma confiance en moi et en l'amour. Elle voulait "contrôler" tout.

A mes 22 ans, j'ai perdu mon père, suite à un cancer, cela cumulé à mes souffrances déjà présentes, était une des plus grandes épreuves de mon existence actuelle. Le jour de l'enterrement a été le pire jour de ma vie. Dans l'église, je sentais un raz-de-marée de tristesse et de souffrance, telle qu'elle montait dans mon corps, au point que je sentais que j'allais m'évanouir et mourir de douleur. J'ai du "mordre" sur ma chique de toute mes forces pour résister. Il ne fallait surtout pas que je dramatise davantage ce moment et que je me montre "faible". Un homme ça n'a pas le droit aux sentiments, c'est bien connu.

 

J'ai vécu une sorte de Burnout immense.

Comme si le monde s'écroulait entièrement contre moi.

Mon état s'est encore plus aggravé et je devenais désormais hyper-hyper-hypersensible.

J'étais à cran tout le temps, difficulté pour dormir, impossible de se reposer réellement.

Peur de la mort. J'ai tenté de vivre avec tout ces fardeaux et le deuil mais cela a été un calvaire.

Blessure d'injustice, d'abandon ...

A mes 22 ans je suis  resté quelques années en couple avec une normo-pensante dont je n'étais pas longtemps amoureux, par peur d'être seul. L'idée de me sentir seul me terrorisait. Peur de la mort.

Quand j'ai été obligé de prendre soin de moi

 

Et puis un jour vers mes 24-25 ans un tout petit accident de voiture de rien du tout, a été un déclencheur. Je devenais phobique de la voiture, de la route, des camions, de la sensation d'étouffement sous un pont entouré de camions sans air. Tout devenait irrespirable. Je faisais de l'hyperventilation et de crises d'angoisse. J'atteignais un point où j'avais été fort trop longtemps. J'avais trop tenté de contenir mes souffrances dans une petite boite bien planquée. Le petit choc sur la carrosserie de la voiture a réveillé ce que je voulais cacher.

 

Je ne pouvais plus vivre "normalement" au quotidien.

Je me retrouvais face à un mur qui m'obligeait à prendre soin de moi.

Je me suis fait dévorer mon pouvoir personnel pendant des années.

J'avais accumulé un tel fardeau sans jamais souffler.

C'était ça ou la mort.

J'ai donc du trouver des solutions et l'allopathie ne fonctionnait pas sur moi. Mon corps le rejetait. J'ai tenté un seul anxiolitique et cela m'a mis dans un état horrible, je ressentais que mon corps se disloquait, fondait, se déformait, de la lave en fusion dans mes veines, mes nerfs littéralement déphasé, mon corps rejetait, je ne savais plus par quelle sortie cela pouvait partir. Un énorme bug dans la matrice!

Suite à cette expérience douloureuse, j'ai décidé de ne plus avoir recours au "chimique". Les "médicaments" modernes m'avaient déjà bien abimé par le passé, comme la cortisone par exemple. Pour moi cela était littéralement du poison.

 

Je me suis donc intéressé à la médecine douce. J'ai cherché une méthode sans risque et j'ai commencé par des balades en forêt et la méditation. Je ne vous cache pas qu'au départ c'était extrêmement difficile de méditer, tellement j'étais à cran, hypernerveux, je m'énervais quand je ne réussissais pas à méditer. Et puis progressivement cela a commencé à m'apporter de la douceur et par la suite un véritable état de bien-être qui m'a permis de reconnecter avec ma spiritualité naturelle et repousser le trop plein de souffrance.

Quand j'ai commencé à inverser la courbe de souffrance

Vers mes 26 ans ces pratiques sont devenues progressivement des sortes de rituels de stabilisation de mon état psychique. J'ai commencé à remonter la pente petit à petit, ou en tout cas, à ne plus souffrir davantage. Ce qui était un grand plus.

Dans cette période, je me souviens avoir médité et appelé l'esprit du phénix pour m'insuffler du courage et de la résilience.

Avec la pratique de la méditation sous diverses formes, les balades en forêt ont commencé à devenir de la sylvothérapie. Et puis avec la réconciliation progressive avec ma spiritualité, elles ont commencé à recréer un lien plus chamanique, avec la connexion progressive avec l'esprit de la forêt. Ecoute de soi. Prendre soin de soi.

J'ai donné mon premier voyage sonore au didgeridoo en live, sans vraiment conscientiser ce que cela représentait pour moi et pour le futur. Ecoute de mon intuition profonde.

J'ai commencé à m'intéresser aux légendes arthuriennes et à l'histoire des celtes, sujet qui m'attire depuis l'enfance. J'ai renoué avec l'aspect conte, imaginaire et historique. Tout cela a pu nourrir l'attraction que j'ai ressenti avec "Excalibur" de Boorman, mais aussi me permettre de mettre des mots sur mes racines lointaines et ma sensibilité elfique. Progressivement, l'Esprit de la forêt a commencé à prendre un visage: celui du cerf. Je comprenais enfin pourquoi je me sentais tellement ému et vibrant dans l'âme quand j'ai vu le cerf de Princesse Mononoke et la forêt dans Ocarina of time. 

(Certains romans, jeux, contes et autres fictions contiennent des éléments chamaniques.) Ecoute de moi. Nourriture de l'esprit et des racines.

Vers mes 27-28 ans, j'ai commencé pratiquer la visualisation créatrice et très rapidement après avoir compris le fonctionnement, je suis sorti des rails des scénarios préconçus pour être au service de ma spiritualité. J'avais l'esprit très embrouillé à l'époque et cela m'a permis une bulle d'air supplémentaire. J'ai également avec diverses formes de méditation, pu créer une brèche vers un état de méditation active en auto-hypnose. Ecoute de son intuition profonde. Affirmation de soi.

A 28 ans, je quitte ma normo-pensante dans un flou total, sans savoir ce que je veux vraiment mais avec la conviction que je ne peux plus être avec quelqu'un avec qui je n'ai pas de profonde affinité. Cela me fait m'oublier, ignorer qui je suis. Je mérite d'être compris de vivre de beaux échanges. Confiance de soi. Affirmation de soi.

Entre temps aux Beaux-Arts je tentais de développer une forme de peinture basée sur la synesthésie en transformant la musique en couleurs, mouvements et formes. (piste rejetée  cruellement par mes profs, raison pour laquelle je n'ai réconcilié avec la peinture que tardivement) Blessure de rejet et d'injustice.

J'ai exploré d'autres pistes et j'ai travaillé en photographie et body painting sur les motifs ethniques tribaux et intuitifs, pouvant nous permettre de ressentir notre énergie tribale. J'ai terminé mon master 2 en arts visuels avec spécialisation en didactique, en présentant des travaux photographiques illustrant des humains se transformant en "énergie élémentale de la nature" comme l'air la terre, le feu, la foudre et l'eau. J'ai également présenté des montages photo illustrant des "fusions" de partie de corps humain avec des parties d'arbres. Ecoute de soi. Passion. Intuition. Affirmation de soi.

J'entame un Master en Didactique Artistique (Pédagogie) avec des cours de psychologie et de sociologie, qui m'ont passionné.

Quand j'ai commencé à me servir de mes pouvoirs

Vers mes 29-30 ans, j'ai commencé à faire des méditations face à des représentations divines indiennes. Au départ comme supports visuels et ensuite spirituel. J'ai pu renouer avec le divin, en particulier avec une représentation spirituelle de notre être intérieur: Shiva, un des dieux les plus chamaniques du panthéon indo-européen. En travaillant avec lui dans mes voyages spirituels, cela a commencé à fortement réveiller mes capacités de guérison latentes. J'ai commencé à guérir plus en profondeur en réveillant mon feu intérieur. Ecoute de son intuition profonde. Prendre soin de soi.

A ce stade, en mélangeant toutes ces techniques, en expérimentant,

en creusant par intuition comme un pur autodidacte,

j'ai créé ma propre méthode d'état de transe chamanique légère.

Certaines musiques m'y aidaient particulièrement bien, comme Wardruna. Là à partir de ce stade j'étais à l'entrée du voyage chamanique sans même le savoir. Ecoute de soi. Confiance en soi.

Vers mes 31-32 ans, j'ai commencé à ressentir l'énergie circuler dans mes mains et j'ai développer une danse intuitive, de transe et chamanique que j'ai nommé par la suite "Danse ReConnexion". Ecoute de soi. Confiance en soi.

Quand j'ai découvert le mot "chamanisme"

Entre mes 32 & 34 ans, je rencontre et intègre une association médiévale-fantastique dans laquelle un membre joue le rôle d'un chamane avec un tambour et un peu de chant calqué par des artistes connus. Il me fait découvrir le son d'un tambour chamanique et là ÉNORME DÉCLIC: le son du tambour me fait le même type d'effet que l'état de conscience modifié que j'avais développé des années auparavant. Mais cette fois-ci de manière plus rapide et simple. La danse que j'avais créé avait un nouvel allié pour les quelques performances de danse-transe que j'y ai fait. Je comprends intuitivement le langage du tambour chamanique et reçoit des informations sensorielles très fortes sur la manière dont il faut jouer et relationner avec le tambour. Je comprends alors que le joueur de tambour n'est pas aligné avec celui-ci et qu'il ne se lâche pas par peur du rejet. Je sens alors qu'il faut que je creuse de mon coté en me trouvant mon propre tambour et lise des grands ouvrages de référence, pour comprendre pourquoi j'ai la sensation de "savoir" ce qu'il faut faire (et surtout rassurer mon mental). Ecoute de son intuition profonde.

 

Avec mon propre tambour j'ai littéralement été propulsé un niveau au dessus. J'ai débloqué ma voix, moi qui a toujours chanté secrètement, j'ai ouvert mon cœur et ma gorge, de plus en plus affranchi de la peur. Et j'ai trouvé des grands ouvrages ethnologiques et anthropologiques pour comprendre la structure universelle et traditionnelle du chamanisme. Nouveau palier.

 

j'ai découvert progressivement que mes centres d'intérêts et pratiques se retrouvent dans le Chamanisme. Je suis constamment en connexion avec des thèmes liés à la nature, les énergies élémentales (eau, terre, feu, foudre, air, etc), les animaux et leur esprit, les mondes céleste, terrestre et sous-terrain. Dès lors j'ai décidé de me rapprocher du chamanisme et d'assumer ma prédisposition en me formant au voyage chamanique, à la transe et au tambour et chant canalisé et tout ce qui est lié à cela. Découverte et réponses.

J'ai enfin pu commencer à mettre un mot sur mon type de sensibilité et ma nature profonde.

A partir de ce point, j'ai pu prendre un nouveau départ pour me reconstruire.

A partir de ce stade (vers mes 34-35 ans) j'ai plaqué ma vocation de professeur d'arts plastiques et de photographe pro pour me centrer sur mon développement personnel et assumer mon potentiel au maximum. J'avais besoin d'un gros break de recentrage. Prendre soin de soi.

Là à ce stade, j'ai amorcé un gigantesque travail sur moi pour faire de ma vie le paradis intérieur que je mérite de vivre. J'avais réussi par le passé à freiner la souffrance, à méditer, me relaxer, mais le gros travail de fond dans mon ombre restait à faire. J'ai commencé à tout décortiquer ce qui était possible pour y apporter de la paix.

Je commençais un énorme travail d'alignement avec tout les outils qui me parlaient.

 

 

 

En très peu de temps, avec toutes les pistes que j'avais déjà fait grandir, j'ai appris des méthodes de voyages chamaniques, de transe, de recouvrement d'âme, de reiki, de reiki chamanique, le passage d'âme, le channeling. Lorsque je lisais des ouvrages "incomplets" ou suivait ma formation de reiki, mon intuition complétait le reste. J'arrivais à lire entre les lignes. Tout semblait si fluide et "facile" d'apprentissage, tant j'avais déjà tout au fond de moi, toutes les clés. C'est comme si je n'avais fait que me "souvenir" .... très étrange sensation. La bride commençait à se lever. Compréhension. Apprentissage. Renaissance. 

Quand j'ai appris que j'étais chamane

J'ai un jour pratiqué un voyage chamanique pour tenter de guérir une blessure, et tester mes compétences. C'était une épreuve importante. J'ai alors rencontré l'esprit de l'aigle qui avec lequel j'ai fusionné si naturellement que je ne m'en suis à peine rendu compte. Nous avons traversé différents plans aisément. Je lui ai demandé:

 

"Mais pourquoi est-ce que c'est si fluide, si naturel pour moi de faire tout cela?

Voyager dans le monde des esprits, traverser les plans, fusionner avec un esprit, etc ...?

Il m'a répondu ceci très simplement: "c'est normal puisque tu as été chamane dans plusieurs vies."

Chamane? Vraiment? Pas sorcier ou druide ou autre chose?

(J'essaie de me concentrer pour ressentir ces anciennes vies. Comprendre pour satisfaire mon mental. Impossible.)

Il répond: "Vous les humains et vos prises de tête sur le vocabulaire!"

Tu as raison on se prend beaucoup la tête ..."

 

La réponse était là sous mon nez, mais avec mon esprit cartésien, difficile à accepter. A partir de là j'ai commencé une grosse recherche sur le chamanisme pour comprendre en quoi cela pouvait être pertinent et valable. Au plus je lisais au plus je faisais le lien avec ma propre existence et trouvais des clés de compréhension. Au plus je pratiquais le voyage, au plus j'avançais dans la quête du recouvrement des animaux de pouvoir, du recouvrement de mes fragments d'âme, au plus réouvrait mon potentiel, au plus je recevais la reconnaissance des esprits en tant que chamane.

C'est comme ça qu'on vibre la trame du chamane, on en bave, pendant des années pour révéler notre potentiel.

Et puis les explications sur mon histoire et mes "capacités" ont commencé à arriver progressivement.

J'ai rencontré d'autres praticiens chamanistes et chamanes, pour compléter mes informations et avoir des points de vue. Cela a été fort riche pour comprendre mon histoire avec un recul que je n'avais pas forcément. J'ai rencontré des personnes qui ont confirmé mes "pouvoirs" chamaniques.

Un jour en échangeant avec un vieil érudit chez lui,

je remarque une magnifique illustration d'un aigle dont il me raconte l'histoire.

Il termine en disant: "en fait l'aigle est emblématique du chamane car il est le seul à pouvoir regarder le soleil dans les yeux sans se brûler. Toucher le divin sans être consumé par son égo.

C'est une caractéristique qu'on retrouve en astrologie chez les ascendants scorpion."

Comme c'est étrange .... je suis ascendant scorpion.

J'ai rencontré une chamane qui a voyagé pour recevoir un enseignement traditionnel népalais, mongol et tibétain. Elle reconnait également en moi l'énergie d'un chamane traditionnel qui a perdu sa lignée héréditaire mais qui a exceptionnellement réussi à se débrouiller pour évoluer seul. Ce qui est très rare. Elle m'a permis de comprendre que j'ai vécu ce que les chamanes traditionnels appellent "l'appel du chamane" vers l'adolescence et que cela explique ma descente aux enfers entre la fin de l'adolescence et le milieu de vingtaine. J'étais au départ ce qu'on appelle chez les mongols, un "chamane-né" et c'est l'ignorance de cela qui a engendré sur des années des souffrances. Cela est une épreuve colossale qu'on subit pour mettre notre pouvoir à l'épreuve et révéler qui nous sommes en apprenant à nous servir de nos capacités. Quand j'ai commencé la méditation je suis devenu un "chamane-cocon". Et pour finir, c'est en traversant cette épreuve sur plus de dix à quinze ans que j'ai pu recevoir le titre de chamane et mon nom de chamane de la part des esprits, en terminant mon initiation au recouvrement total de mon animal de pouvoir principal et les secondaires, de tous mes fragments d'âme, la maitrise de la transe, la reconnexion avec les divinités tutélaires etc...

Quand j'ai décidé d'assumer ça

J'ai alors décidé de me servir de tout mes apprentissages pour aider autrui sur son chemin. Mais j'avais encore beaucoup de travail à faire sur moi.

Quand j'ai décidé d'assumer ma nature et mon rôle de chamane, ma vie a basculé progressivement vers la lumière.

Je me suis principalement auto-formé sauf pour le Reiki Usui. J'ai également rencontré des thérapeutes qui m'ont appris la notion de haut-potentiel et en quoi est-ce que je me retrouve dedans. J'ai étudié le sujet sur 6 grands ouvrages de référence, pour mettre en lien ma propre histoire et faire également du lien avec mes recherches sur le chamanisme. J'ai étudié les 5 accords toltèques, principe de développement personnel issu du chamanisme andin. J'ai étudié des concepts comme le triangle dramatique des relations toxiques de karpman, les 5 blessures de l'âme que j'ai relié avec les années de cours de psychologie que j'ai eu en études de "Science sociales et éducatives" et lors de ma formation en master didactique. J'ai étudié et vécu aussi le concept des flammes jumelles et des âmes sœurs. Cela a été également un tremplin d'apprentissage sur soi et d'affirmation de mon pouvoir personnel. D'une manière assez étrange j'ai trouvé que la relation de flammes jumelles m'a fait vivre une sorte d'initiation similaire à celle du chamanisme. Du passage de nos enfers à la reconquête de notre être intérieur.

J'ai également fait le travail de recouvrement et de guérison de 11 fragments d'âme provenant de l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte. Pour chaque situation, j'ai du développer des techniques sensibles et puissantes en acceptant mes erreurs, en recommençant, en m'adaptant. J'ai du développer ma compassion, ma capacité à pardonner et à accueillir des parties de moi oubliées. Une fois fait, j'ai retrouvé une profonde stabilité dans la signature de mon âme. Guérison. Amour de soi.

J'ai travaillé à récupérer toutes mes capacités à travers mes animaux de pouvoir, pendant des années, et être en paix avec eux. Eux qui m'avaient donné des signes sur mon parcours et qui m'ont insufflé leur courage. J'ai vécu de grand moment de reconnexion. Chacun d'eux m'a appris quelque chose sur moi-même et m'apprennent toujours.

 

J'ai par la suite développé mon lien avec l'utilisation des pierres en lithothérapie, en considérant la pratique d'une manière large et chamanique. 

Par la suite, voulant affirmer de plus en plus ma nature profonde, j'ai reconnecté avec la peinture intuitive et canalisée, la musique intuitive, le chant intuitif, chamanique et canalisé et la canalisation de symboles magiques en dessin/peinture.

Quand j'ai trouvé le bonheur

J'ai enchainé un tel travail d'alignement que je peux dire à l'heure actuelle, à mes 37 ans, que je n'ai jamais été autant en paix avec moi-même et la vie.

J'ai développé une grande capacité d'auto-analyse en me servant à la fois de mon mental cartésien, mon esprit libéré, ma supersensibilité et mes capacités extra-sensorielles; qui fait qu'aujourd'hui, les "problèmes" sont très vite réglés. J'ai fait une énorme paix sur mon passé et ai développé des outils puissants, qui conjugués entre eux, marchent du tonnerre. Je ressens une telle paix que même seul, sans rien, je trouverai le bonheur. Je suis pleinement moi, sans filtre, sans jugement, sans souffrance.

Je suis alors devenu thérapeute holistique et chamane initié.

J'ai créé un projet pro "Atelier Reconnexion" pour servir de tremplin de départ.

Pour ensuite assumer pleinement mon identité d'artiste-chamane:

"Souffle Azuré"

Si je devais synthétiser tout le processus qui m'a permis d'être chamane, il devrait se résumer à ma vie entière car chaque élément de mon existence a servi à exprimer cela. Etre chamane pour moi c'est une manière d'être, de vibrer, de penser, d'agir et de guérir. Ce n'est pas un "titre" qu'on recevrait de nul part ou suite à une formation certifiante. On a un potentiel très particulier, (celui d'un supersensible haut-potentiel doué en spiritualité et perceptions extrasensorielles choisi pas les esprits), qu'on développe en traversant ses enfers pour se révéler. On se traverse entièrement pour se guérir.

Je ne suis pas devenu parfait ni complètement guéri, j'ai encore des choses à apprendre.

Mais je vois désormais chaque situation comme un potentiel d'apprentissage sur moi.

Je peux désormais accueillir la vie les bras grands ouverts en faisant de mon mieux.

J'ai tout les outils dont j'ai besoin pour travailler sur moi.

A l'heure actuelle cela fait quelques années que j'aide des humain(e)s à avancer sur leur chemin. A amener du pardon et de la compassion.

Je les aide avec une vision d'ensemble, une vision holistique, qui leur amène une compréhension plus complète et profonde de leur fonctionnement.

J'aime aider les humains, cela m'apporte beaucoup de bonheur de les voir éclore à leur lumière, après avoir partagé un bout de chemin.

Mon histoire!

(en construction)